phyleaspace: (Billet d'humour de Jean D'Ormesson et hommage à la langue française) «Myope comme une taupe», «rusé comme un renard» «serrés comme des sardines»… les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche. Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, …pas un chat ! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère ! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive. Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi ! Et vous, vous êtes fait comme un rat. Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon). Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. C’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie. Et puis, ç’aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence. Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.
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19/08/2020
phyleaspace: Jean-Pierre Melville, né Jean-Pierre Grumbach (20/10/1917 - 02/08/1973, Paris), est un réalisateur et scénariste français. Il a choisi son pseudonyme en hommage à l'écrivain américain Herman Melville. Ses films, dominés par la solitude, l'échec et la mort, sont devenus pour la plupart des classiques du cinéma français, notamment les trois films qui forment une trilogie sur la France occupée (Le Silence de la mer, Léon Morin, prêtre et L'Armée des ombres) et les autres films tels Le Doulos, Le Deuxième Souffle, Le Samouraï, Le Cercle rouge, et Un flic. Son écriture et son style visuel entre autres ont inspiré de nombreux réalisateurs américains comme Quentin Tarantino, Michael Mann ou encore Jim Jarmusch.

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HUMAN VIRUS: PROCREATION & PROPAGATION We always come back to the same thing: Man is a wound, a disease, a killer bacterium, a “serial virus” for Nature; almost an anomaly, so badly done. And it goes on and on and on and on and on… like cancerous cells, it multiplies, creeps everywhere and destroys everything. And then it moves on to continue its work. In virus times, there are strange similarities, aren’t there?! 🤔

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18/08/2020
Le cinéma n’est pas un art
Michel Audiard dans Le Crapouillot, 1968 « Aimant assez la logique des mots, je vais essayer de m’y cantonner, espérant ne pas me faire trop de nouveaux ennemis. Je suis nanti en ce domaine. Le cinéma intellectuel n’existe pas, n’a jamais existé, n’existera jamais. Le cinéma n’est pas un art. Les gens qui entrent dans une salle de cinéma s’appellent des spectateurs. Le cinéma est donc un spectacle. Un grand film est destiné à plaire à des millions de spectateurs. On ne fait pas de l’art pour autant de gens. Il faudrait, par conséquent, faire des petits films. Or, le but d’un cinéaste est de faire des grands films. Du moins quand il le peut. S’il n’y a pas de cinéma d’art, il n’y a pas non plus, en dehors du court-métrage, de cinéma d’essai. Les salles dites “d’art et d’essai” sont des épiceries spécialisées dans l’amphigourisme et le galimatias. Celui qui n’a jamais assisté à un débat après projection dans un ciné-club ne peut pas prétendre s’être vraiment marré dans la vie.On y côtoie des androgynes hallucinogènes qui se chamaillent à propos du nom de l’assistante-monteuse d’Eisenstein, qui savent que le plan n°114 de Citizen Kane a été post-synchronisé sans l’autorisation d’Orson Welles, qui savent sur John Ford des choses que John Ford ne soupçonne même pas. Le cinéma est un métier. Celui qui l’exerce s’appelle un cinéaste. Celui qui ne l’exerce pas s’appelle un cinéphile. Celui qui souhaite l’exercer s’appelle un Jeune Critique. La Jeune Critique se distingue de l’ancienne en ceci : elle ne parle jamais de cinéma. A propos de James Bond, par exemple, M. Cournot qui excelle dans le lieu commun de bistrot vous parlera de Che Guevara, de la colline 412, des Rosenberg, du Vietnam, de l’apartheid, de tout sauf de James Bond. Personnellement je trouve qu’il y’a plus d’idée dans les cinq premières minutes de Goldfinger que dans l’oeuvre complète de Pierre Kast. Mais moi je n’y connais rien. Ayant une effroyable réputation à soutenir, je sens que je vais abuser vilainement de l’hospitalité de ces colonnes pour mettre certaines choses bien au point. Qu’il n’y ait plus à y revenir. Si on demande à un tourneur de chez Renault : “Pourquoi travaillez-vous ?”, on trouve très naturel qu’il réponde : “Pour manger”. Si on demande à un cinéaste : “Pourquoi faites-vous du cinéma ?”, il passe pour le dernier des saligauds s’il répond : “Pour gagner de l’argent.” C’est pourtant comme j’ai l’honneur de vous le dire. J’ai honte, tout à fait honte. Mais étant plus cinéaste qu’intellectuel, j’aime mieux mourir de honte que de faim. Hou la la ! Ça, c’est mauvais ! Je me mets au ban ! Je cherche à nouveau l’excommunication !… Je tends le fouet ! Je poujadise !… Effet déplorable. Je prévois déjà les punitions en chaîne, le courroux des Cahiers. Je serai encore privé de Festival, je n’aurai jamais le prix Deluc, on ne me décernera ni Étoile d’argent, ni Palme d’or, ni Lion de Saint-Marc… Merde alors ! C’est pourtant joli dans une vitrine ! Je voulais justement en acheter une aux Puces, en prévision des hommages, des breloques à venir. Décidément, je ne mérite pas. A Amiens, à Macache Boubou, à Québec, la culture est en marche. Moi je refuse de marcher. Glousseur, idiot, baveux.Vraiment, le sale mec. »
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Mieux comprendre l'informatique...
Petit rappel: 1 Mo = 1 Méga-octet = 1 000 000 octets. 1 Go = 1 Giga-octet = 1 000 Mo soit 1 000 000 000 octets (un milliard d’octets) Un spermatozoïde possède 37 Méga-octets d'informations ADN. Il y a 100 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme. Ce qui nous amène à considérer qu'une éjaculation représente un transfert d'environ 1 578 Go en 3 secondes.Soit 526 Go en 1 seconde, c'est à dire: 8 000 fois plus qu'une connexion USB 2 et dix mille fois mieux que la fibre optique !!! Comme le dit une amie, qui a l'art de la formule : “ Nom d'une pipe ! Ça fait beaucoup d'informations à avaler d'un seul coup ! ” Enfin de l'informatique à la portée de toutes les bourses…
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